Selon la CORPIQ, qui défend les propriétaires depuis des années sur la question, le travail bénévole tel que réalisé par Valérie Plante et son mari est non seulement légal, mais devrait être encouragé si le Québec souhaite maintenir un parc de logements de qualité et abordable.

La législation québécoise n’est pas claire mais est surtout injuste, fruit d’un manque de courage politique face aux lobbys syndicaux de la construction. Comment peut-on accepter que des propriétaires d’immeuble de six (6) logements et moins ne puissent faire eux-mêmes les travaux sur des immeubles qu’ils possèdent et habitent? Pouvons-nous imaginer une législation nous empêchant d’entretenir notre voiture?  

La législation est inutilement complexe et génère beaucoup de confusion et d’interprétations contradictoires. Par exemple, l’entretien et la réparation d’un quadruplex par son propriétaire sont permis, mais pas celle d’un quinplex. De plus, les mêmes travaux deviennent illégaux si le propriétaire décidait de déménager dans la maison d’à côté tout en continuant de s’occuper de son plex. Sans être occupant, tout travail fait par le propriétaire, même l’application de peinture, serait illégal aux yeux de la CCQ. En fait, selon la CCQ, les propriétaires devraient payer 80,50 $ l’heure pour un peintre, 82,44$ l’heure pour un tireur de joints… Des tarifs qui ne tiennent pas la route dans un marché où c’est un locataire qui en fin de compte en paye les frais.    

De toute façon, selon la CORPIQ, les salariés détenteurs de cartes de compétence de la CCQ eux-mêmes ne sont pas intéressés par les petits travaux résidentiels.

C’est pourquoi la CORPIQ réclame depuis plusieurs années que tous les plex soient exclus du contrôle de la CCQ, afin qu’elle se concentre sur les véritables enjeux, soit la surveillance de constructions résidentielles neuves, commerciales, industrielles ou d’ouvrages de génie civil.