Revue d'actualité de la mi-décembre

Quelques nouvelles ont retenu notre attention au cours des derniers jours, notamment le PIB en forte croissance au Québec et au Canada, tout comme l’inflation, en parallèle. À cela s’ajoute la continuité des hausses du prix de l’immobilier où l'on a constaté une hausse de 21% en moyenne au mois de novembre pour les propriétés résidentielles. D’ailleurs, on prévoit que les prix continueront de grimper de 10% au cours de l’année prochaine.

Revue d'actualité de la mi-décembre

Ceci nous amène à évoquer le phénomène de bulle immobilière dans lequel le Canada se serait embourbé. Ainsi, les acheteurs seraient en train de payer un prix bien au-delà de la valeur marchande de leur propriété. Ce déséquilibre causé par une trop grande demande vis-à-vis l’offre, nourrit l’idée que les valeurs des propriétés seront en hausse perpétuelle. Cela fait l’affaire de biens des acheteurs qui cherchent évidemment à acquérir une propriété en ayant l’idée qu’elle gagnera de la valeur au fil du temps. Toutefois, lorsque l’offre se met à dépasser la demande, la bulle éclate. Selon la méthode de calcul de la Réserve fédérale américaine, le Canada serait dans une bulle immobilière à cause des prix qui dépassent les fondamentaux depuis 5 trimestres consécutifs. La Banque du Canada considère que seulement Montréal et Hamilton vivent une telle bulle spéculative. La hausse des taux d’intérêt pourrait agir en remède, douloureux lors de la normalisation des prix, mais qui permettra une correction des prix.

Par ailleurs, un sondage mené auprès de 5500 répondants par la firme Léger dépeint un tableau chez les 18-34 ans concernant leurs choix résidentiels. Ainsi, leur volonté d’acquérir une propriété a diminué par rapport à l’année dernière, évoquant la hausse des prix de la maison unifamiliale, leur produit immobilier convoité, comme raison principale. Cette tendance favorisera donc l’immobilier locatif à court et moyen terme. Notons aussi le « boom » de l’immigration qui va certainement maintenir la surchauffe de l’immobilier à son niveau effréné.

Enfin, notons que la mairesse de Montréal, Valérie Plante, affirme limiter la hausse de taxes à 2 %. Rappelons que lors de la course électorale, elle s’engageait plutôt à plafonner la hausse au niveau de l’inflation. Mais avec les chiffres records atteints à ce niveau, il parait évident qu’un plafonnement aux alentours de 5 % aurait été inadmissible.


https://www.lapresse.ca/affaires/economie/2021-12-07/montreal/les-prix-des-maisons-grimpent-de-21.php

https://apciq.ca/la-demande-est-toujours-tres-active-dans-la-rmr-de-montreal-malgre-le-manque-de-choix-et-les-prix-toujours-plus-eleves/

https://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/immobilier/immobilier-residentiel-la-hausse-des-taux-stimule-le-marche-et-les-prix/629508

https://www.lesaffaires.com/blogues/jean-sasseville/bulle-immobiliere-a-montreal/629577

https://www.lapresse.ca/affaires/2021-12-02/immobilier/la-hausse-des-prix-des-maisons-fait-baisser-les-intentions-d-achat.php

https://www.lapresse.ca/actualites/grand-montreal/2021-12-08/ville-de-montreal/une-hausse-de-taxes-limitee-a-2-assure-plante.php

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