Indemnisation des sinistrés : l’exclusion des propriétaires est injustifiable, soutient la CORPIQ

Communiqués de presse

La CORPIQ presse le gouvernement du Québec de revoir les critères d’admissibilité de son programme d’indemnisation, lequel exclut les maisons et les immeubles multilogements inondés, pour le motif qu’ils sont loués.


L’immeuble ou la maison en location doit être le principal moyen de subsistance de son propriétaire pour que celui-ci ait droit à l’indemnisation, selon le programme nommé « Entreprise » auquel ils sont rattachés.

« Deux maisons identiques et voisines, nécessitant la construction d’une même digue, envahies par la même eau et subissant les mêmes dommages seront traitées totalement différemment : celle où vit le propriétaire occupant est admissible à une indemnité pouvant aller jusqu’à 159 000 $, alors que l’autre, parce que le propriétaire a choisi de la louer, n’aura droit à absolument rien. C’est inacceptable et inéquitable », clame le directeur des Affaires publiques de la CORPIQ, Hans Brouillette.

En revanche, un immeuble multilogement de grande taille ou un commerce générant le principal revenu de ses propriétaires est clairement admissible au programme d’indemnisation. Cette discrimination est impossible à avaler pour les petits propriétaires qui ont travaillé fort toute leur vie pour avoir une maison ou quelques logements en location afin de se constituer un revenu de retraite.

Ces derniers jours, la CORPIQ a été saisie de plusieurs témoignages de ses membres abandonnés à leur sort. Ils ont été abasourdis d’apprendre, lors des séances d’information de la Sécurité publique, qu’ils n’auraient droit à rien. Ils se sentent lésés.

Dans une lettre envoyée à leur député, un couple de propriétaires de triplex à Gatineau a écrit 

« Durant les dernières semaines, nous avons mené une guerre contre les inondations, jours et nuits, dans le but de ne pas perdre notre immeuble. Notre voisin a mené la même guerre que nous. Nous étions également désemparés, également attristés, également fatigués. En quoi serions-nous – propriétaires non-occupants – traités différemment que les propriétaires occupants? Certes nos meubles ne sont pas souillés et nos électroménagers perdus. Par contre, nous avions un engagement envers trois familles, maintenant sans logement. Nous ne pourrons leur rendre leur toit, faute d’aide financière. »

Une révision du programme d’indemnisation absolument nécessaire

La CORPIQ prend acte, comme l’a confirmé le gouvernement du Québec, qu’une bonification du programme est présentement étudiée et que la situation des propriétaires non-occupants est l’un des principaux points de discussion.

« Nous sommes encouragés par ce qu’on entend et par la sensibilité des élus face au sort de ces propriétaires. Toutefois, au pire du drame et face à la ruine, c’est maintenant que ces petits propriétaires bailleurs ont besoin d’entendre une confirmation du gouvernement qu’ils seront indemnisés, et ce, au même titre que tous leurs voisins », conclut le porte-parole de la CORPIQ.

 

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