Le modèle d’habitation québécois en quelques chiffres
163 119
2,2M
38,2 %
32,1 B$
135 000
8,7 B$
88 %
9,9 B$
Construire, oui. Préserver, aussi.
Depuis des années, une seule réponse domine le débat sur le logement : construire davantage. Le besoin est réel, mais il en cache un autre. Pendant qu'on compte les mises en chantier, le parc qui loge déjà la majorité des locataires québécois vieillit plus vite qu'on ne le rénove, les coûts de rénovation s'envolent et les ménages les plus fragiles perdent du terrain.
Construire demeure nécessaire, mais insuffisant : un parc qu'on laisse se dégrader, c'est de l'abordabilité qui disparaît, silencieusement, chaque année. La CORPIQ propose de changer de logique : du volume au continuum, de la seule construction à la préservation de ce qui rend le Québec distinct.
Passer à l'action, sur quatre fronts
L'abordabilité est un défi partagé : personne n'y échappe, et il n'existe pas de mesure unique. La CORPIQ propose donc d'agir sur quatre chantiers complémentaires.
Gouverner l'habitation : planifier, coordonner et mieux cohabiter
Décider selon les besoins réels, grâce à une gouvernance éclairée par les données. Nous proposons de créer un Observatoire québécois de l'habitation, de donner au ministre de l'Habitation un véritable pouvoir de coordination (Table Québec-Logement) et de réformer le Tribunal administratif du logement pour améliorer l’accès à la justice locative.
Grand chantier rénovation : rénover maintenant, loger mieux
Le logement le plus abordable, c'est le logement existant : il ne se reconstruit pas aux prix d'aujourd'hui. Nous proposons un crédit d'impôt « loger-durable » remboursable de 30 %, une refonte des programmes pour les adapter au multilogement, et le retrait de la rénovation locative du champ de la loi R-20.
Mieux habiter ensemble, en adaptant nos outils
Mieux prévenir et accompagner les situations de vulnérabilité, sans transférer aux propriétaires des responsabilités qui relèvent de l’État.
Nous proposons de faire en sorte que l’aide au logement suive la personne plutôt que le logement, de créer un guichet unique de prévention pour intervenir plus tôt lorsqu’une situation se fragilise et de mettre en place un Fonds de sécurité locative administré par un tiers indépendant.
Repreneuriat : préparer la relève en immobilier locatif
Assurer la relève des propriétaires de proximité plutôt que la concentration du parc. Nous proposons un crédit d'accession pour la relève locative, un report d'impôt sur dix ans à la transmission familiale et un report d'impôt au réinvestissement dans le parc locatif.
« L’habitation sera un enjeu majeur de la prochaine campagne électorale. Les propriétaires proposent des mesures structurantes qui devraient résonner auprès des partis : dynamiser notre économie locale, mieux s’occuper des personnes vulnérables, favoriser le repreneuriat immobilier et réduire la bureaucratie »
Nathalie Mercier, directrice générale de la CORPIQ